Exposition temporaire 2026 :
ANESTHÉSIE, de la douleur à la sécurité
De l’Antiquité au 16e siècle, médecins et chirurgiens n’ont cessé de chercher comment opérer sans faire souffrir, des éponges narcotiques de Dioscoride aux méthodes de compression d’Ambroise Paré. Une quête ancienne, longtemps sans réponse.
Le 16 octobre 1846, à Boston, le dentiste William Thomas Green Morton administre de l’éther à un patient avant une opération. L’intervention se déroule sans cri et devant un public. En peu de temps, la technique se diffuse dans le monde entier.
En France, le chirurgien Joseph Malgaigne présente dès le 12 janvier 1847 devant l’Académie de Médecine cinq patients opérés sans douleur.
Cette exposition retrace cette histoire à travers les objets de la collection du Musée d’Histoire de la Médecine. Nous vous proposons de suivre le fil chronologique de cette évolution : de la trousse de chirurgien du XIXe siècle avec ses instruments, jusqu’aux appareils d’inhalation du XXe siècle.
Parmi les pièces exposées : le masque d’Ombrédanne, seul appareil d’anesthésie utilisé en France de 1908 à 1939.
L’anesthésie a également joué un rôle dans l’histoire des têtes couronnées.
En 1853, le médecin John Snow administra du chloroforme à la reine Victoria pour la naissance du prince Léopold.
Elle décrivit l’effet comme « apaisant, calmant et délicieux […] » et renouvela l’expérience en 1857 pour la naissance de la princesse Béatrice.
Cette caution royale contribua largement à lever les résistances à l’anesthésie en Europe. La technique prit alors le nom d’« anesthésie à la reine » en Grande-Bretagne.
Ces objets exposés sont les témoins d’une révolution médicales dont nous sommes aujourd’hui les bénéficiaires.
Pourquoi visiter le musée ?
– Une découverte accessible à tous, petits et grands,
– Une immersion dans l’histoire scientifique et médicale,
– Une sélection d’instruments issus des collections.
Informations pratiques
Durée : Saison 2026
Audioguide : Disponible gratuitement via QR code à scanner avec son smartphone